lundi 3 octobre 2016

La loi du métro

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jean Jennyfer
talons Pimkie
headband Claire's
collier H&M
Rien n’est plus privé qu’un lieu public. Prenez le train par exemple, y a t’il plus impoli que de croiser le regard de quelqu’un dans la rame d’un métro ? C’est dans ce lieu où tout le monde est anonyme que j’aime enfreindre la loi, la loi du métro …

J’avoue ne pas respecter totalement les règles implicites de l’intimité du métro. Je jette des regards furtifs sur les passagers, mon voisin d’en face et le couple qui vient de monter. Je reste très discrète enfin je pense. Et comme mon livre me tombe un peu des mains que la musique qui joue dans mes écouteurs n’est plus qu’un bruit de fond, je commence à prendre de l’intérêt pour ces illustres inconnus.

Le voisin d’en face est  assez jeune, sûrement la vingtaine. Je l’imagine étudiant en sciences vu son allure droite et son air si sérieux. Quoi que tout le monde fait la gueule dans les transports : c’est comme une sécurité supplémentaire pour qu’on entre pas dans notre intimité. Je me lasse assez vite finalement, il n’a rien de bien intéressant : casque aux oreilles et le regard vissé à son téléphone comme 90% des gens ! Allez un peu d’originalité s’il vous plait pour faire passer mon trajet plus rapidement.

Nouvel arrêt. Ca rentre, ça sort. Tiens des touristes ! Eux au moins change de l’ordinaire. Ils ont le nez en l’air, un peu paniqués : « mince on descend dans un ou deux arrêt !? ». On voit que ce n’est pas des habitués du lieu. Ils se bousculent avec leur énorme sac à dos tels des éléphants dans une boutique de porcelaine. Et je parie qu’ils n’auront pas de gêne à demander leur chemin quitte à enfreindre les lois du métro !

Oh non ils s’avancent vers mon carré. Les observer de loin oui mais me les coltiner ? Je parie que les gens vont penser que je suis avec eux en plus si ils me parlent. Tout de suite je replonge mes yeux dans mon bouquin. Oui, oui, vous le voyez là que je suis occupée ? Ah bah non ils ne tentent pas d’approches. Je jette à coup d’œil à travers mon livre. La femme est plongée dans une carte de Paris de ce que je vois et l’homme s’est finalement fondu dans la masse à l’aide du fameux smartphone.

Les Halles.  C’est mon arrêt. « Excusez-moi » : les seuls mots que je m’autorisent. Je descend sur le quai, fin du voyage et adieu mon étudiant et mes deux visiteurs de la capitale, on ne se reverra sûrement jamais ! Je continue ma route vers chez moi. Ouf ! J’ai échappé à la loi du métro …
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