dimanche 30 avril 2017

Sourire

"Arrête d'être crispée, détend toi, souris un peu !"

L'exercice est pas facile. Se forcer à être détendue devant l'objectif peut crisper encore plus qu'on ne l'est déjà. On est face au photographe qui t'observe sur toutes les coutures tu peux pas y échapper. En plus les inconnus qui passent à côté de toi t'observent comme une bête curieuse et tu es censée faire abstraction et te concentrer sur ton allure. Il faut réussir à passer de l'éclat de joie à un visage mystérieux, ne pas cligner des yeux au moment de la prise ou encore vérifier si tes cheveux partent pas en couille. Avoir l'air vivante sans bouger, garder la même expression du visage sans se crispée. Alors quand on m'a sorti cette phrase : "Arrête d'être crispée, détend toi, souris un peu !", je n'ai pas capté tout de suite que je devais l'appliquer à ma vie de tous les jours.

Je porte tous les jours une carapace que ce soit dans les transports, en cours, face à des inconnus, dans la rue ... Cette tentative d'être la plus neutre possible me fait dire que je passe inaperçue. Je sais pertinemment que je suis sensible au jugement des autres (et être consciente de ses défauts est déjà une étape vers la guérison non ?). Et pourtant en y réfléchissant quand je croise quelqu'un qui sourit dans la rue j'ai au contraire un avis très positif sur lui en me disant que c'est quelqu'un qui profite de la vie.

J'ai donc commencé à essayer de dévoiler mes émotions et c'est comme ça que j'ai sourit quand j'ai vu une petite fille dans le métro danser autour de la barre. Sa mère l'a remarqué et a échangé un regard complice avec moi. Cette première expérience était plutôt positive mais j'avais quand même une sensation de malaise comme si je m'était introduit illégalement dans leur vie.

C'est loin d'être évident de s'ouvrir aux autres, de ne pas penser que tout le monde va te juger, te voir comme une ennemie potentielle. Je suis restée trop longtemps dans une bulle. Je fais des efforts. Je ne cherche plus à être irréprochable, je suis moi-même et c'est comme ça que les gens doivent m'aimer. je fais des progrès de jour. Je ne dit pas avoir changé, je suis toujours la même : réservée face à l'inconnu mais j'esquisse un sourire quand je suis heureuse et si j'ai les nerfs ce n'est pas grave que les autres le remarque.

Finalement, j'ai tout simplement appris à vivre avec les autres sans m'en soucier. Je ne deviendrai jamais une fille très expressive ou exubérante mais ce n'est pas mon objectif. Si je peux en aider en leur disant que sourire aux autres et à soi-même peut faire du bien parfois alors je n'hésite pas. Commencez par être réceptif à ceux qui vous entoure, leur joie et leur tristesse. Je vais pas m'étaler sur les conseils parce que je ne suis encore qu'une novice qui tente de progresser.

Je précise que ce texte n'est absolument pas une fiction. C'était plus simple d'écrire sur mon ressenti pour reprendre les articles. Oui comme vous l'avez peut-être remarqué (ou pas), j'ai laissé le blog à l'abandon pour pleins de fausses bonnes excuses. au final si l'envie n'était pas là autant ne pas se forcer. Alors voilà, plus de sorties régulières mais au feeling. Comme je l'ai dit plus haut je ne veut pas me crispée et me forcer. J'ai pris énormément de plaisir à réécrire et je ne veux surtout pas que cela devienne une corvée. 

Ma plus belle motivation c'est de savoir que je suis lue et que vous appréciez le contenu de mes articles. Alors je remercie celle qui a pris la peine de me le dire et qui se reconnaitra. Merci à toi !
Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 23 janvier 2017

Cachés dans les notes


Si j'aime bien lire un bouquin dans le RER, il m'arrive de le terminer en cours de trajet et de me retrouver dans l'ennui total. J'ai déjà vu et revu ces paysages si majestueux de la banlieue parisienne. La quarantenaire qui joue a Candy Crush et le mec perdu dans ses pensées n'ont plus de secret pour moi et font parti du décor. Comme beaucoup je me plonge dans mon téléphone pour tenter de combler les 20 minutes de trajet restant. Mais mes pauvres 8 Go d'espace total ne m'ont pas permis d'installer 30 000 jeux de l'Apple Store et mon forfait 3G est presque épuisé. Bref me voilà avec ma musique dans les oreilles à me faire chier.

Pour m'occuper je parcours ces applications que je n'ouvre jamais. Je parcoure mes photos, je vide les choses inutiles quand j'arrive à mes notes. J'avais totalement oublié ces textes écrit il y a peut être cinq-six mois. En les relisant je n'arrive pas à me mettre à la place de la personne que j'étais il y a pourtant si peu de temps. C'est dingue la rapidité que j'ai à passer à autre chose. Je trouve mes mots exagérés à croire que j'ai accentuer mes pensées pour les rendre plus dramatique. Est-ce de la fiction ou ce que j'ai réellement ressenti ? Incapable de le dire je passe au texte suivant. 

Et ainsi je passe tout mon trajet restant à lire ces textes pour certains pas si mal écrit. Je me dit que je pourrais peut être en publier mais non. Ils sont bien trop personnels mais quel dommage que ce soit eux les plus réussit ! Je les écrit en une traite sans réfléchir. Ce n'est pas un journal intime mais plus un carnet de pensées. Le dernier date du 30 décembre quand j'étais à Londres. Il est très court, inachevé. C'est tellement frais que je me souviens du moment. J'étais assise à la table d'un Burger King mon plateau presque fini devant moi pendant que mes amies étaient parties aux toilettes. Alors comme d'habitude pour occuper le temps j'ai sorti mon téléphone ...

Ca y est je suis arrivée. Je range mon portable, augmente le son de ma musique, remonte la fermeture de mon manteau et sort. Je me demande ce que j'aurais écrit aujourd'hui si je l'avait fait.  On est le lundi 16 janvier 2017 et ce que j'ai envie d'écrire c'est un article.
Rendez-vous sur Hellocoton !