dimanche 28 janvier 2018

Le paradoxe du méchant et autres réflexions


Le méchant s'est-il dit à un moment qu'il tenait ce rôle dans l'histoire ?


Ces jours-ci j'ai écrit une bonne dizaine de textes. Je voulais quelque chose qui clôturerait mon année passée et ouvrirait le blog vers 2018. J'ai commencé des tas de petits bouts et les mots ne venaient pas. Ou à l'inverse ils s'entrechoquaient voulant sortir tous en même temps. Mes phrases étaient confuses parfois violentes, des fois ironique. je n'y arrivais pas ...

Il me paraissait logique en faisant un bilan de raconter ce qu'il m'est arrivé cette année là. Et l'exercice fut difficile. Ne voulant pas dévoiler ma vie privée ni écrire un texte trop flou avec des milliers de métaphores incompréhensible à par pour moi, j'ai recommencé des dizaines de fois m'obstinant dans mon idée. Grâce à ça j'ai trouvé des tas de sujets à aborder, des réflexions sur le fil et surtout j'ai fait le point.

Je ne me rendais pas compte qu'écrire pour moi me faisait du bien. Mettre des mots sur mes humeurs me faisait souffler, relativiser. Je mettais une distances avec mes actions rendant le tout presque fictif. J'avais souffert et je m'étais perdue. Mon écriture le reflétait. 

Alors comme je ne suis pas capable de vous raconter mon année ni de l'esquisser, ni de rien je change de sujet et je partage avec vous mes réflexions dans le métro. De tous ces textes que j'ai écrit ça serait celui-là que je garderais. Et finalement je suis presque contente de ne pas avoir écrit ce bilan. Ce n'ai pas vraiment moi de tirer un trait sur un année pour en commencer une autre. Je suis pleins de petits bouts mis côte à côte, pleins de réflexions et de tranche de vie et c'est ça que je veux vous partager. Pas un ensemble mais des petits bouts de moi.

Chacun peut y donner son interprétation, parfois s'y retrouver. Je n'écrit pas de la fiction, je n'écrit pas de l'autobiographie, enfin pas vraiment ... J'écris ce qu'il se passe dans ma tête, à vous de me dire ce qu'il se passe dans la votre quand vous lisez ceci.

Je vous laisse avec mes questionnements sur le méchant dans les contes.
Est-on une mauvaise personne si des gens nous voient comme tel ? Ou est-on une bonne personne si on ressent qu'on l'est ? La frontière entre le bien et le mal est flou je le sais. On est jamais blanc ou noir mais plutôt gris. Un gris moyen sans nuances pour la plupart, un peu trop foncé à mon goût pour d'autres. C'est une vision personnelle. Chacun perçoit quelque chose de positif ou négatif chez les autres. On est rarement totalement neutre face à quelqu'un. Cet avis peut changer au fil du temps rien n'est figé. Et de toute façon ça reste un jugement des autres peu utile. Mais la où ça devient intéressant c'est quand on compare ce qu'on estime de soi face à l'opinion des autres sur nous ...

Je ne sais pas si je peux faire une généralité mais je me considère comme quelqu'un d'assez bien (on n'ose jamais dire le bien tout court par peur d'être prétentieux et donc pas si bien que ça). Si je devais choisir une couleur je préfèrerais un gris moyen un peu clair. En couleur ça donnerais du mauve dans l'idée. Je justifie cette vision de moi par mon éducation, mes buts dans la vie, mon entourage et mon caractère. Il n'y a pas vraiment d'échelle pour quantifier ça, encore une fois ça reste une impression même pour nous.

Quand je dis que le blanc n'existe pas c'est parce qu'on a tous fait des erreurs, on a tous des défauts (j'espère !). On vit avec on peut même les aimer. Parfois on a fait du mal à l'un pour faire du bien à d'autres ou à nous. On est imparfait mais on s'équilibre pour essayer de trouver un milieu neutre.

Ca c'est notre vision de nous. Mais comme je l'ai dit on se voit et on voit les autres, on les juge. Alors la personne à qui tu as fait du mal peut être même inconsciemment, comment te perçoit-elle ? Peut-on être quelqu'un de méchant, horrible pour un autre ? Où alors c'est un fait avéré et on est soit bien soit mauvais ? Il y a une échelle ? 

Le méchant s'est-il dit à un moment qu'il tenait ce rôle dans l'histoire ?

Dans les contes on ne se pose pas la question : le loup qui mange le petit chaperon rouge et sa mère grand est très vilain, la méchante fée qui endort la belle princesse pendant 100 ans est un monstre. Cela reste un point de vue. L'histoire nous oblige souvent à prendre parti pour un côté. On se rend compte facilement de ça si on regarde le film "Maléfique" où la même méchante fée est cette fois l'héroïne et on semble moins lui en vouloir. 

Les personnes que nous détestons, les méchants des séries ne sont-ils pas finalement aussi gris que nous ? Chacun à sa perception des autres et on ne peut pas plaire à tout le monde mais une personne mauvaise pour tous existe-t-elle ? Je ne pense pas. C'est une question qui reste ouverte.


 
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